10 févr. 2014

La cité des jarres de Arnaldur Indridason



Je voulais découvrir de nouveaux auteurs, j'aime bien l'écriture scandinave et le roman policier, Arnaldur Indridason rentre dans les deux catégories puisqu'il est islandais et qu'il écrit des enquêtes...

Holberg, un monsieur assez âgé, est retrouvé assassiné chez lui d'un coup de cendrier sur le crâne. Tout d'abord Erlendur pense à un cambriolage, un jeune qui voulait juste l'assommer mais bien vite, le pire surgit. Holberg ne serait pas un homme comme les autres mais plutôt un violeur en série et de ses viols seraient nés plusieurs enfants non désirés. Peut-être l'un d'entre eux se serait vengé ? Existe-t-il d'autres raisons ? Et la petite Audur, morte à l'âge de quatre ans, quelle maladie avait-elle ? Pourquoi cette enquête vieille de plusieurs années refait surface ? Tant qu'Erlendur ne trouvera pas la solution, il ne lâchera pas le morceau...

Comme tout bon roman scandinave, il faut se faire aux noms. Les noms de rues, de famille, les prénoms, les noms de ville... On cherche au départ qui est qui puis très vite on s'y fait. Heureusement que je ne le lis pas à voix haute car je pense écorcher de temps en temps le nom de nos héros.

Erlendur est un policier comme je les aime. Il a sa vie de policier mais aussi sa vie personnelle que Indridason aime développer. On rencontre sa fille, accro à la drogue. On y parle de son divorce et de sa vie de célibataire pas toujours très amusante. On sent le froid et l'hiver de leurs bourgades scandinaves s'immiscer jusque dans son âme. Il est entier et sait ce qu'il veut et il met en place tout pour y arriver. 

On entre dans un roman noir. Là où l'enquête nous paraît au premier abord simple, se complique et se précise au fil des pages. La cité des jarres, mentionnée très longtemps après le début du livre fait référence à un lieu où les organes prélevés pour la science seraient entreposés dans du formol. Mais si au départ nous parlons de viol, pourquoi nous en venons aux organes et plus précisément au cerveau.

L'intensité monte crescendo et nous comprenons finalement la raison du  coupable à passer à l'action. 

J'ai vraiment apprécié cette enquête et je pense lire plus tard une autre enquête de notre héros Erlendur.

Lien vers "Betty" et "la femme en vert" du même auteur

3 commentaires:

  1. J'aime beaucoup Indridason, je suis contente qu'il te plaise aussi. J'apprécie "l'exotisme" du Nord ;) et sa façon de parler sans détour des problèmes de la société islandaise, ou plutôt des problèmes de la société tout court !

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  2. oui et Erlendur est très brut de décoffrage très ours sans trop de psychologie de comptoir, j'aime bien

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  3. Je ne pensais pas que ce roman prenait cette tournure (entrepôt d'organes...). Néanmoins j'aimerais beaucoup découvrir l'univers de cet auteur.

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