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25 juin 2016

Une rose au paradis de René Barjavel



Madame Jonas est au terme de sa grossesse. Dans le monde entier, la bombe U se fabrique, se multiplie. Pour attaquer les pays, pour se protéger, pour faire peur ? Les femmes enceintes de France décident de défiler à Paris pour refuser cette bombe qui tuera les futures générations...

Ce roman a été écrit en 1981. Purement roman d'anticipation, il m'a beaucoup fait penser au Papillon des étoiles de Bernard Werber plus récent.

Traitant souvent de la folie humaine à vouloir le pouvoir, Barjavel traite ici de la bombe universelle qui est construite pour tuer d'autres pays. Le problème qui se pose est la multiplication des bombes. Plus les pays ont peur, plus ils en font construire au point que si une seule explose, les autres en seront déclenchées. 
Mr Gé, homme le plus riche au monde, ayant construit lui-même ses propres bombes se rend compte qu'il faut sauvegarder "une arche" avec chaque être vivant pour la survie de la Terre. Dans l'arche, il piège Mr et Mme Jonas qui vont être ses spécimens humains et dont la femme porte deux jumeaux garçon et fille.

J'ai beaucoup aimé ce livre qui traite d'un vrai problème, la sauvegarde de l'être. En effet aujourd'hui, on sait que de nombreux pays possèdent la bombe atomique qui serait un véritable anéantissement de l'être et Barjavel reprend très bien dans les années 80 ce problème et voit juste.
Les personnages sont assez justes mais un peu trop calmes même si la rébellion arrive enfin. 
Un vrai bon roman qui me rend toujours un peu plus fans de Barjavel.

Lien vers Colomb de la lune
Lien vers La nuit des temps
Lien vers Le voyageur imprudent

26 mars 2016

La nuit des temps de René Barjavel



Un groupe d'explorateurs se retrouve au pôle sud pour faire des relevés. Pendant que les sondeurs donnent des mesures, certaines lignes révèlent la présences de particules sous le sol. En forant, ils découvrent un œuf géant et deux humains à l'intérieur. Apparemment, ils seraient là depuis des millénaires...

Ce roman d'anticipation est un petit chef d’œuvre de la science-fiction. Barjavel y imagine une civilisation qui serait apparue il y a fort longtemps et qui aurait vécue comme nous actuellement ou presque. Très humains, vraiment civilisés, avec un langage propre et une arborescence de l"humanité.

Remis dans le contexte des années 1950, ce livre futuriste est très réaliste et Barjavel a déjà imaginé des choses qui nous représentent aujourd'hui. Il parle de la bombe atomique et de la chute de l'humain par l'humain. Les révolutions technologiques sont très justes. Les inventions sont assez proches de ce que nous connaissons de notre monde. 

Son voyage sur la lune est un peu plus utopique et comporte quelques rêveries dans l'ensemble.
Ce roman m'a transcendé et j'ai vraiment aimé.

Lien vers "Colomb de la lune"
Lien vers Le voyageur imprudent
Lien vers Une rose au paradis

27 déc. 2015

Chroniques martiennes de Ray Bradbury






Dans les années autour de 2032, les hommes vont débarquer sur Mars. Il y a les astronautes, puis leurs familles et les curés et tous les autres. 
Par de brèves chroniques, on avance dans les années et on se rend compte de différents destins dans les découvertes. Le contact avec la Terre est compliqué mais ils restent attachés...

J'avais déjà lu Farheneit 451 qui est un superbe roman d'anticipation et je voulais découvrir un autre roman de Ray Bradbury. Ce fut un plaisir de lire ces Chroniques martiennes.
Certaines sont amusantes, d'autres à thème écologique, peuvent être émouvantes ou bien très réalistes.
Il faut imaginer que Bradbury l'ait écrit dans les années 50 où la lune était encore un mystère alors sur Mars tout était possible et il pouvait tout imaginer.

Ce qui est assez marrant, c'est de penser que l'homme aurait pu y vivre comme sur Terre et y refaire ce qu'il connaît déjà. D'ailleurs, je pense que si c'était possible, ce serait assez réaliste.
Coloniser Mars comme Bradbury le pensait n'est pas possible car on le sait depuis mais ses chroniques sont savoureuses. 
Celles qui traitent de la peur du martien ou celles qui permettent de régler des comptes entre pionniers m'ont un peu gonflées.
Mais certaines sont justes excellentes avec de vraies chutes. J'ai adoré la chronique où un homme répond au téléphone. Celle de Stendhal avec la liberté de penser, d'écrire et la censure en toile de fond est superbement écrite et très actuelle et puis celle avec le père de famille qui reçoit l'équipage autour d'un petit-déjeuner est super émouvante.

Chaque chronique a sa propre histoire mais comme les années défilent, elles se suivent et on voit des personnages qui réapparaissent plusieurs années après ou des faits qui surviennent qui ont une répercussion sur la suite des chroniques.

Bref, au-delà de quelques chroniques qui sont un peu longues, le livre dans l'ensemble est très bien écrit et beaucoup de chroniques sont de petites pépites où l'imagination est le moteur premier. Un vrai bon livre à découvrir.

 Lien vers Farheneit 451

Colomb de la lune de René Barjavel



Colomb a hiberné. Il va bientôt se réveiller pour voler sur la lune. Sa femme, pendant ce temps, s'enferme dans sa chambre pour faire l'amour avec un jeune homme. Alors que tout le monde attend de voir la lune, Colomb ne sait pas s'il y arrivera...

Ce roman de Barjavel fait parti des romans de sciences-fictions et d'anticipation. Ecrit dans les années 50, il faut remettre les avancées technologiques et l'idée d'aller sur la lune encore comme un rêve. Si on se remet dans le contexte, le roman prend tout son sens.

J'ai beaucoup apprécié les personnages un peu sombres, un peu étranges, un peu fous. Ce Mont Ventoux vit au rythme de cette fusée qui doit décoller et le silence qui doit régner afin de préserver le calme des hibernants.
Barjavel a une capacité à installer une véritable ambiance. Je me suis plongée dans l'expérience de Colomb avec plaisir. Très bien écrit, j'ai passé un très bon moment.

13 juil. 2015

Troisième humanité, tome 2 de Bernard Werber



Retour sur la suite de la Troisième humanité. Désormais Microland 2 est une vraie ville pleine d'Emma (comprenez Emachs) qui circulent, pondent des œufs et se forment à la vie que les grands leur imposent. Certaines deviennent les reines du bistouris et peuvent aider les chirurgiens dans des opérations très complexes, d'autres ont la capacité de passer entre les roches pour sauver des mineurs au Chili. Mais pour gagner de l'argent et perdurer, elles sont instruites afin de servir les grands dans les maisons. Elles peuvent aider au nettoyage, à la cuisine. Quand un jeune adolescent autrichien se met à en charcuter plusieurs en direct d'une chaîne internet pour faire un film réaliste, qui est à mettre en prison ? Sont-elles humaines ou des choses ? 


On retrouve, comme à son habitude, notre auteur avec ses personnages phare. La saga continue là où elle s'était arrêtée et les grands n'ont pas changé. Toujours à plusieurs niveaux, Werber nous entraîne dans un monde de possibles. Se mélangent les intérêts des humains, des micro-humains, des politiciens, de la Terre et ceux d'un monde oublié et chacun essaie d'obtenir le meilleur pour lui. 

J'ai de nouveau lu ce roman en le dévorant comme tous les autres Bernard Werber. Étant une suite, les personnages restent égaux à eux-mêmes et pas de surprise à ce niveau. L'idée d'un jeu d'échec heptagonal est assez originale. Comme dans les autres romans, on retrouve les histoires d'Edmond Wells avec les bouts du savoir relatif et absolu et toutes les anecdotes sur les expériences menées dans le monde. Peut-être que ce roman s'articule plus dans l'ancien monde avec les géants, les dieux et la religion. 

Mon roman a été dédicacé par Bernard Werber dernièrement aux journées des livres et des vins à Saumur.













Vivement la lecture du dernier tome.

Lien vers le tome 1 et le tome 3

19 févr. 2015

La ferme des animaux de George Orwell



Dans une ferme en Angleterre, les animaux en ont marre d'être les esclaves des hommes. Les cochons, qui ont appris à lire, et sont très intelligents, réussissent un coup d'état et renverse leur fermier Mr Jones qui se voit expulsé de sa ferme. A partir de là, ils vont faire leur propre récolte, leur propre labeur et établirent des règles de bienséance mais Napoléon, cochon savant, prend le pouvoir... 

George Orwell signe là une très belle nouvelle, le livre ne dépassant pas les 150 pages. On entre vite dans le vif du sujet et on est content pour ces animaux qui sortent de l'ordinaire. Ils sont savants, intelligents et veulent vivre en liberté. Très vite la fable est tournée à montrer que partout où liberté se fait, un individu veut la gloire, le pouvoir et se reposer sur ce pouvoir. Chaque sorte d'animal représente finalement à sa manière un genre d'humain : celui qui se tue au labeur, celui qui trouve toujours à y échapper, celle qui préfère se regarder dans un miroir et celui qui aime gouverner. L'herbe est toujours plus verte ailleurs, et certains animaux n'osent se souvenir que sous le régime de Mr Jones, ils n'étaient peut être pas moins bien vus.

J'ai beaucoup aimé ce livre qui parle finalement de ce que les hommes sont mais d'une manière métaphorique. Jamais en médisance, l'auteur a su inventer un monde où on se retrouve finalement dans les caricatures. On croit toujours y voir plus de bonheur ailleurs et quand on y regarde bien, ce n'est pas toujours ailleurs qu'il faut être. Vraiment un petit chef d'oeuvre qui date mais qui est très actuel et qui ne vieillit pas.

Lien vers 1984 du même auteur.

5 févr. 2015

Do androids dream of electric sheep tome 1 de Philip K.Dick




Rick Deckard est chasseur de tête. Mais nous sommes dans le futur, le monde est ravagé par un nuage nucléaire et les animaux sont désormais électriques puisque les vrais sont morts. Lorsque Rick perd son mouton électrique, il se met en quête d'un animal vivant. Mais en rencontrant une belle Nexus-6, une androïde plus vraie qu'humaine, son esprit va se mettre à douter sérieusement de ce qui l'entoure.

Cette bande dessinée excelle vraiment dans son graphisme. On approche les comics et chaque case est dessinée avec précision, les traits sont délicats et le travail est au rendez vous pour nous plonger dans cette étrange histoire.

Philip K.Dick a écrit ce roman qui a inspiré le film Blade Runner. Je me suis un peu perdue au début dans le fil de l'histoire car il existe de nombreux personnages et la vérité s'articule sur plusieurs mensonges. On comprend vite qu'on est dans le futur mais un peu moins dans un monde qui a vécu une catastrophe. J'ai compris un peu tard pourquoi et après quoi court chacun de nos héros mais au final j'aime beaucoup. Il y a beaucoup de noirceur et peu d'espoir dans tout ça.

J'ai mis du temps à me plonger dans l'histoire mais j'aimerais beaucoup lire la suite.

2 févr. 2015

Tueur de temps de Caleb Carr




Nous sommes en 2024. Le monde est définitivement enseveli sous les fausses informations que internet peut nous fournir. L'ordinateur est devenu le média de base et on ne peut se fier qu'à lui et au gouvernement. Le commun des mortels croit à tout et l'information n'est plus qu'un moyen de profiter du pouvoir qu'elle donne. Gideon Wolfe voit les changements, les transformations et s'interroge sur qu'il devient et sur ce qu'il peut croire. Malcolm Tressalian, fils du célèbre inventeur de satellites, le veut dans son équipe pour combattre le mensonge dans son beau vaisseau mais est-il dans le culte de la vérité ou veut-il juste sa part de pouvoir à lui ?

Ecrit par l'auteur de L'aliéniste, roman que j'ai adoré, je me suis ruée sur ce livre avec gourmandise. Je n'ai même pas lu la quatrième de couverture, je l'ai acheté et lu. 
Alors que Caleb Carr commence un roman bien loin de l'aliéniste puisque le premier se passe dans le passé, celui-ci se passe dans le futur assez proche, je me suis sentie terriblement perdue mais j'ai vite retrouvé son style, sa plume et je m'y suis plongée.

LE début est grandiose. Tout concorde, le monde de 2024 est assez réaliste à quelques points près, et le suspens s'installe bien. L'action est sympa et je passe un bon moment.
Et puis tout à coups, on s'enlise dans la guerre, la politique, la quête de la soi-disant vérité, et je ne comprends plus rien dans le choix de l'auteur. On passe un sérieux moment à élaborer des théories, des complots, et on parle de pouvoir, de bombes, on court au devant de terroristes... ça va dans tous les sens sans réel liens et je m'y perds, je me lasse, je perds mon temps à comprendre le cheminement.

Bref après un bon tiers bien commencé, je me retrouve déçue par une fin sans plaisir. Je ne sais pas pourquoi l'auteur nous emmène dans ce dédale et je n'ai pas compris les raisons de notre héros d'aller dans tous les combats que lui demandent ses acolytes. Vraiment une déception... Alors que j'ai tellement apprécié L'aliéniste qui est une petite merveille.

Lien vers L'aliéniste de Caleb Carr

24 févr. 2014

Le meilleur des mondes de Aldous Huxley




Roman d'anticipation, écrivain de renom, histoire alléchante, tout pour me donner envie de le lire et d'en faire un bon roman.

Et si le monde était calculé ? Des hommes le font tourner, ils créent la vie dans des éprouvettes, élèvent les enfants en leur inculquant, pendant le sommeil, la bonne marche de la vie et une fois adultes, tout leur est présenté pour qu'ils travaillent, s'amusent et passent du bon temps ensemble. Un coup de blues, une idée à part, et on prend un demi-gramme de Soma pour passer le cap... Mais Bernard est à part et il a l'intention de passer un moment dans une réserve à sauvages, autrement dit, chez des indiens... Et un sauvage va revenir avec lui, bien conscient que ce monde ne lui apportera pas que du plaisir !!

Alors je l'ai lu et me suis arrêtée 5 fois dessus, quand je dis arrêtée, je devrais plutôt dire, endormie. Pour moi, la première partie avec la présentation des enfants, le centre de recherche et tout ce qui en découle, je trouvais ça vraiment bien écrit et très original. Mais une fois le monde de l'adulte commencé, je me suis lassée. Beaucoup de dialogues explicatifs, des idées lancées non fouillées, des personnages fades sans grande volonté, notamment Bernard qui aurait pu devenir important et qu'on zappe d'une manière brusque et banale. 

J'ai l'impression qu'on me fait la morale sans arrêt, que l'histoire tourne sans construction réelle et je ne vois pas où l'auteur nous emmène. J'aurais préféré un coup d'éclat, une aventure, un retournement de situation mais on reste toujours dans un monde banal sans couleur avec des personnages qui se tiennent sur leur lignée.

Moi je n'ai pas franchement trouvé du plaisir à lire ce livre, je l'ai fini en espérant y trouver autre chose et je le referme sans avoir passé un moment d'intensité. L'anticipation, heureusement, peut être plus constructive dans d'autres romans. Si vous voulez en découvrir, ne commencez pas par Le meilleur des mondes, vous en ressortiriez déçus.

22 oct. 2013

La dictature aléatoire de Gabriel Arlys



Pour commencer, je tenais à remercier les éditions Boz'Dodor de me faire confiance ainsi que Livraddict et de m'avoir permis de faire ce partenariat. Car en effet, j'ai reçu ce livre afin de donner mon avis alors même qu'il était en pleine sortie littéraire.

Pour parler de ce livre, je me devais aussi de signaler que c'est le premier que je lis en PDF car il est sorti en format Ebook et pour le lire en partenariat, il fallait le lire sur un écran, donc, je l'ai découvert et lu sur mon ordinateur car je ne dispose pas de liseuse électronique. Mais je ne retiendrais rien de positif ou négatif à ce niveau car ce n'est pas le thème de cette lecture.

Tout d'abord, je pense qu'un résumé s'impose même si c'est un livre qui va être compliqué de rendre court car il s'ouvre sur plusieurs voix et d'ailleurs, il demande une certaine concentration et peu de pauses entre chaque lecture au péril de ne plus rien suivre de l'histoire, surtout la première partie.

Donc pour moi, ce livre s'articule concrètement en trois grandes parties.
La première partie nous présente la vie avant Ka. Nous sommes en 2154 suivant notre calcul de calendrier actuel. L'ère humaine est ultra robotisée et la recherche a fait des pas de gens. Un champignon, dont la membrane a été transformée, peut être ingéré par l'homme, se développe par clonage dans l'estomac et rend l'homme herbivore... Plus de soucis pour nourrir une population géante. Mais le I.Mapasavensis se retrouve échoué dans la nature et ingéré par d'autres formes vivantes, mélangé à des bactéries, il devient un poison mortel pour la faune mais aussi pour les humains...
La deuxième partie nous emmène après Ka, au moment où certains humains s'en sortent. Une petite peuplade, regroupée par Lindsay, réussit à revenir de tout ça et reconstruit une base pour vivre mais sa sœur jumellle Havanah  voit plus grand, et retrouve les vivants sur la toile. Elles réussissent à tous les regrouper chez elles.
Une lutte de pouvoir va se mettre en place dans le cercle de décision composé des jumelles, de Reto Erding qui vient de Scandinavie, de Takumi Kyushu qui vient du Japon et de Juliette qui vient de Suisse. Seule obligation, les personnes auront une puce qui s'activera entre 40 ans et 60 ans pour que la population reste jeune et pas trop peuplée...
La troisième et dernière partie se passe en 599 après Ka. Noa a 60 ans mais sa puce ne s'est pas activée. Pourquoi ? Comment ? Est-il un monstre ? Et là va se révéler le vrai visage du cercle de décision et les réflexions du peuple vont enfin se réveiller... Ils vivent dans une dictature aléatoire...

Ce roman est clairement basé sur de l'anticipation. On imagine les humains qui vivraient dans 140 ans, ce qui est loin mais aussi très proche de nous. La vie est finalement semblable et les aléas des politiques sont toujours aussi soutenus. Pour moi, la première partie se veut complète. On nous donne des noms de cellules, des fonctionnements de clonage, on nous parle de chimie. Mais finalement, est-ce l'intérêt de ce livre ? Je trouve, à mon sens, qu'on passe beaucoup de temps à développer un syndrome même si l'importance du récit aurait permis plus simple. Mais je peux comprendre que pour rendre le récit plus réaliste sur le futur, cette partie pouvait se trouver aussi complète.

Par contre, là où je me marre, c'est la deuxième partie. La crédibilité de  la tâche me semble superflue et impossible. On a l'impression que personne d'autre ne peut vivre sur notre planète après le passage de Ka à part cette petite communauté... Mais si chacun a fait dans son coin, ce que Lindsay fait, il nous reste à croire que plus loin, d'autres peuplades se sont regroupées. J'ai beaucoup de mal à avaler que si les autres survivants ne se sont pas connectés à internet, alors ils sont morts, ce qui indiquerait que le peuple qu'on nous décrit ne serait pas seul et pourrait être envahi, retrouvé, doublé. Et cette dictature, qui s'articule sur cinq membres. Comment un peuple ne rencontre même pas un opposant ? Nous ne sommes dans le passé où personne n'osait affronter les hautes hiérarchies, nous sommes dans le futur avec des pays qui ont leur propre histoire. Je ne comprends pas comment ils arrivent à se comprendre... A moins que depuis 100 ans l'anglais est langue obligatoire sur la planète, je ne vois pas comment un japonais et un africain peuvent se comprendre. Mais on me dira certainement qu'il faut oser rêver...

Pour la troisième partie, nous rentrons purement dans un roman d'actions et de course poursuite. Il y a opposition au pouvoir et lutte des classes. Alors que la dictature fonctionne, on réussit à dessouder tout ça. Mais finalement, pour retrouver la liberté, faut-il fuir ? J'avoue que l'épitaphe est assez noir et on nous donne une vision de l'Humanité bien morose...

Mais après vous me direz que je suis très négative sur ce livre. Evidemment que non... Il a de très bons côtés. Sa construction est intéressante. Les personnages ont des caractères bien trempés et sont très construits. On aime leurs différences et les raisons qui les poussent à se souder ou au contraire se détester. Il y a de super idées, comme la création d'un jury de psychologues pour décider du métier que chaque humain doit faire. J'ai adoré. L'invention de monde ultra moderne est super bien imaginé et on y croit. Ce qui se passe entre les humains et les attachements entre certains plus intense, je pense notamment à Noa et sa femme, je l'ai adoré. Ce couple signe dans ce roman un réel espoir dans l'amour qui peut triompher pour l'humanité. Mais on en revient quand même à croire que la force réside dans l'alliance, qu'elle soit noire ou blanche, mauvaise ou bonne, avec des intentions pures ou néfastes. 

Bref, mon avis est mitigé. Je ne sais pas si je l'ai aimé. A la fois, il m'a énervé par ses facilités et je l'ai apprécié par sa construction. Soit on croit à fond à tout ce qui est noté dans ce livre, on se laisse porter par le récit et on adore, soit on remet en question les possibilités et les éventuelles corrélations et ça ne marche plus. Mais pour qu'il m'ait fait autant réagir, c'est que je l'ai tout de même bien apprécié. 

Petit bémol dans le texte, ce sont les fautes d'orthographes et de syntaxes. Elles me sautent aux yeux et me dérangent. 

Je remercie chaleureusement Livraddict pour ce partenariat et cette découverte et Boz'Dodor de nous permettre de tester un livre de cette manière. 

22 août 2013

Running Man de Richard Bachman allias Stephen King



Dans le cadre du challenge policier de Livraddict, je devais lire "Running man" de Richard Bachman. Je ne savais pas que c'était l'autre nom de Stephen King et je l'avais dans mes listes à trouver. Mais dans mon étagère de livres, j'avais Running Man de Stephen King et je pensais que c'était un homonyme au niveau du titre. Quel fou rire j'ai eu de découvrir que ce n'était qu'un seul et même auteur et que je possédais déjà le livre. 
Après une infructueuse aventure en me lançant dans "It", du haut de mes 12 ans où j'avais stoppé autour de 150 pages sur 1200 tellement je n'arrivais pas à lire les descriptions sans fin, j'ai été très frileuse à me relancer dans ce Stephen King. 

Un compte à rebours, un homme, une boîte de production, un jeu, une traque... Le but du jeu survivre ! Nous sommes en 2021. Richards a un bébé malade et pour avoir un peu d'argent pour la soigner, il se propose de jouer à un jeu pour gagner de l'argent mais la sélection est rude et il se retrouve dans le jeu le plus terrible, celui de survivre... Toutes les tv diffusent son portrait, indiquent où il est. Chaque info pour le débusquer rapporte de l'argent, et chaque policier est à ses trousses, surtout l'équipe qui doit le tuer. Chaque heure passée à survivre, c'est de l'argent, chaque policier tué, c'est un bonus...

Il faut repositionner ce livre en 1982, date d'édition, où Big Brother n'était pas encore né, ni la télé-réalité, ni les Jackass... On se retrouve dans une histoire d'anticipation, car finalement, la réalité dépasse presque la fiction. Bien sûr, on ne pourrait pas lancer une chasse à l'homme par télé-réalité, ça animerait trop de scandales mais on se rapproche de ce type de jeu de plus en plus. 

Stephen King a une plume qui ne se justifie plus. Il est incisif et il percute là où ça interpelle. On y croit à ce type de jeu, on se verrait presque possible de le suivre sur nos écrans aujourd'hui alors que nous parlons d'un livre qui a 30 ans !! J'aime l'engagement jusqu'au boutiste du livre mais je n'aime franchement pas la fin. On n'a pas le droit de finir en queue de poisson sans prendre position, sans couper franc. Stephen King nous emmène dans une fin qui est trop facile, trop grossière. On ne peut pas gâcher le plaisir de ce livre par une fin aussi énorme. J'aurais tellement préféré de la subtilité, de l'intelligence de la part de ce personnage. Pendant tout le livre, il nous transporte dans ses réflexions, dans ses pensées. On sait ce qu'il recherche, où il va, ce qu'il redoute, ce qu'il croit perdu, où il pense perdre et sa surprise de s'en sortir sur d'autres moments. Pourquoi faudrait-il que ce personnage perde toute sa spontanéité et son intelligence dans les 40 dernières pages ??? 

Non je ne suis pas d'accord avec la fin mais ça ne gâche pas tout le livre qui est bon, bien écrit, bien pensé et tellement hors norme !! Vraiment bonne découverte malgré la fin !!

28 juil. 2013

La ballade de Lila K



En deux swaps, on m'offre deux Blandine Le Callet différents à un mois d'intervalle. Sur les deux, on me dit, gros coup de coeur, je pense que tu vas aimer, franchement c'est bien écrit. Je finis à peine mon dernier roman que je n'hésite pas et me plonge dans l'un des deux. J'hésite entre Une pièce montée et La ballade de Lila K. Je sélectionne et ouvre celui-ci sans trop savoir à quoi m'attendre. Environ 24 heures plus tard, je le referme et je ne l'ai pas lâché. Je voulais connaître la suite et quelle histoire !! 
Franchement, c'est saisissant, dur, beau, sensible, touchant, plein de sentiments, comment le décrire ? Je ne trouve pas les mots pour raconter en quelques lignes les pages que j'ai lues.

Lila est une petite fille arrachée à sa mère et placée en centre pour mineurs. Elle ne parle pas, ne supporte pas la lumière, a vécu des sévices, ne marche pas, ne supporte pas les contacts avec les autres, ne supporte pas la nourriture, ne se souvient plus de rien... Elle est surveillé à longueur de journées par les caméras, par les gens du centre. A force de tests, on comprend qu'elle est surdouée, en effet, sa grande intelligence va lui donner des contacts avec des personnes importantes à sa quête et  lui ouvrir les portes de la vie. Mais quelle est sa quête ? Retrouver sa mère qui a été déchue de ses droits parentaux et dont elle n'a même pas le droit de parler. 

Quelle claque ce livre. J'ai mis du temps à saisir que cette histoire se déroulait dans le futur, on pourrait qualifier ce livre de roman d'anticipation, d'autres en parlent comme d'un contemporain. Je me disais aussi, mais est ce une histoire vraie, comme on en croise encore dans les journaux ? Au final non, puisqu'il est futuriste mais tellement réel avec les méandres de l'administration, les cachotteries des ministères, les surveillances restreintes, les justifications de nos états d'âme. 

J'ai vraiment apprécié la plume de Mme Le Callet. Tout le roman est raconté par la bouche de Lila. Ce qu'elle vit, ce qu'elle ressent, pourquoi elle réagit ainsi, et pourquoi elle ne supporte pas la vie qui l'entoure. On comprend l'incompréhension de ceux qui l'entourent et ses réactions à elle en réponses. Elle veut juste comprendre pourquoi sa mère était ainsi avec elle et qu'est ce qu'elle a vécu. 

J'ai littéralement dévoré ce livre. Je me suis mise dans la peau de cette Lila, si sensible, si touchée, si émotive et je la soutenais moralement dans chacun de ses pas. J'ai vraiment aimé cette histoire. Joli livre.

Lien vers "Dix rêves de pierre " et "une pièce montée" de Blandine Le Callet

30 déc. 2012

Fahrenheit 451 de Ray Bradbury



Un livre que je me devais de vous présenter : Fahrenheit 451 de Ray Bradbury.
Ce livre est une bombe car il parle de la censure, de la culture, des livres que l'on brûle...

Résumé : Montag est pompier. Il vit dans une époque où les livres sont proscrits car il est interdit de réfléchir de penser, de s'instruire et quoi de mieux qu'un livre pour réaliser tout ça ? Alors son travail n'est pas d'éteindre les feux mais d'en allumer pour brûler les livres chez les indulgents qui auraient l'audace de contourner la loi. Mais un jour, alors qu'il est sur une mission, avant de finir de tout brûler, il s'empare d'un livre pour le ramener à la maison et va déclencher chez lui une obsession : sauver les livres !! Mais va-t-on lui permettre une telle audace ?

Une belle leçon de ce à quoi notre monde pourrait ressembler si la culture ne pouvait plus exister. On se retrouve avec des lavements de cerveaux à coups de télévision formatée (ce n'est pas déjà le cas ? ) et les hommes ne peuvent plus s'instruire, voire réfléchir. Comment survivre sans culture, est-ce possible ? Moi qui aime tant les livres et la plongée dans ces mondes fabuleux, je ne sais comment je pourrais m'en passer... Une alimentation aussi importante que boire ou manger, un besoin vital qui me serait interdit, comment je pourrais y faire face ? 

Pour le côté pratique, c'est un livre court, clair et concis. On peut le lire rapidement mais il réclame tellement de réflexion et de digestion que finalement, c'est après sa lecture que commence la vraie lecture de ce livre.

Avant de terminer, je voulais juste dédicacer ce post, chose bien petite, à cet auteur, Ray Bradbury, qui nous a quitté cette année, une bien grande perte pour la littérature qui a écrit des épisodes de la quatrième dimension.

Lien vers Chroniques martiennes

15 déc. 2012

1984 de George Orwell



Pour une claque, c'est une claque !! 1984 de George Orwell est un bouquin qui fait réfléchir, et ça, c'est bon!! On peut le lire comme un roman à suspens, un roman de science fiction et d'anticipation ou encore très philosophique sur la nature de l'homme, et je pense que certains qui l'ont lu y trouveraient encore d'autres formules.

Tout d'abord, il faut comprendre que ce livre a été écrit en 1948, d'où l'inversion de la date, à l'époque où on "finissait" notre guerre mondiale contre le nazisme, je sais, je raccourcis un peu les choses, mais dans 1984, on parle de pays en guerre, toujours en guerre, rien qu'en guerre et on sent un auteur qui est en plein dedans ou sur le point d'en sortir qui n'y croit plus dans sa patrie et son monde.

Pour l'histoire, nous avons un héros, Winston Smith, qui travaille dans Londres, à réécrire les informations erronées,  à corriger les bulletins, à manipuler les faits pour qu'ils collent à la pensée de Big Brother, en tout cas, ce que Big Brother veut faire croire à ses patriotes. Big Brother, mais qui est-il ? On a un visage qui s'étale sur tous les murs, dans les rues, avec une moustache, des cheveux noirs... On dit que Big Brother nous surveille. Ainsi, Winston, dispose d'un télécan, sur les murs de sa maison, qui le surveille. Il n'a pas le droit de penser, de ressentir les choses, de faire des actions en contradictions avec ce que le parti veut. Ainsi, le son de clairon résonne, Winston doit se lever et faire ses exercices du matin.

Mais quand la mémoire revient, Winston se souvient de sa mère, que les gens disparaissent, que la semaine dernière, la guerre n'était pas contre l'estonia mais l'eurasia et pourtant, ces souvenirs, il n'a pas l'impression que les autres s'en souviennent, pire encore, les autres n'ont pas l'air de réfléchir, n'ont pas l'air de se demander pourquoi, car le comment, ça il l'a compris Winston mais le pourquoi reste encore une énigme. 


Ce bouquin parle de propagande, on renégocie les informations pour le bien du parti. Une ration de chocolat qui diminue, dans les réécritures, elle augmente, on passe en réalité, selon Winston de 30 à 20 g mais dans les informations, on dit qu'on passe de 15 à 20 g et personne ne s'en offusque, au contraire, les gens sont heureux de croire ce qui est dit et ne se souviennent plus de l'ancienne ration. 

Lorsque Winston va rencontrer Julia, sa vie va basculer, il va enfin aimer mais il est interdit de ressentir donc d'aimer. Il ne faut pas le montrer, ne pas être vu ensemble, se cacher pour y arriver et quand Winston va élaborer la possibilité de se rebeller et faire parti de la fraternité, Julia va le suivre, O'Brien va l'aider mais est-ce que Winston peut le faire, et si oui, quelle sera la fin de tout ça ?

On parle de lavage de cerveaux, de totalitarisme, d'omnipotence du parti avec surveillance des enfants sur les adultes et délation en cas de pas de travers, de personne fusiller en place publique et de peur, peur d'être vu, peur d'être pris, peur de ne pas savoir se contrôler, peur de dormir et de parler dans ses rêves, même le sommeil n'est pas réconfortant. 

Finalement, quand on y pense, nous sommes en 1948, à l'aube de la chute du totalitarisme et ce bouquin parle de 1984 comme une possibilité du monde qu'il serait 40 ans plus tard, aujourd'hui nous sommes presque 80 ans plus tard mais certaines ficelles sont tellement là. Ne sommes nous pas surveiller ? Pas de la manière physique comme l'entend ce livre mais virtuelle ... avec nos comptes bancaires qui donnent à nos banquiers nos dépenses et train de vie, avec nos mails et sites consultés qui donnent des informations sur nos passion, nos recherches, nos centres d'intérêts, nos déclarations à l'états qui donnent nos présences de travail et l'évolution de notre carrière, et ces propositions de l'état qui veut qu'on se fiche en tant que président d'associations ou en tant que membre d'organisation, ces personnes qui défendent des projets, des terres contre les décisions de l'état, qui sont fichées pour mieux être contrôlées, et oui, ce bouquin est universel et tellement à l'heure de notre époque avec cette volonté de nous laver le cerveau, de nous empêcher de réfléchir, avec cette télévision qui relate tellement de faux... et auxquels beaucoup croient !!

En gros, c'est un livre qui fait réfléchir comme je l'ai dit et qu'il faut lire, à une hauteur philosophique plus que physique mais chacun y verra et aura sa lecture personnelle car il part dans plusieurs lectures possibles, j'y ai vu tout ça, d'autres y verront peut être autre chose, mais je remercie à titre posthume cet auteur pour ce moment partagé !!


Lien vers La ferme des animaux du même auteur